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Couloirs de lignes THT COTENTIN MAINE : Le fric ne résout pas tout, la lutte continue !

publié le 29 décembre 2010

L'Histoire serait-elle un éternel recommencement ?
Nous l'avions vue à l'oeuvre lors de la construction du premier couloir de lignes THT, évacuant le courant des deux premiers réacteurs de la centrale de Flamanville au début des années 80. Profitant sans état d'âme des luttes menées par d'autres (élus, riverains, associations...) opposés âprement à ce projet depuis des mois, sur les terrains et en justice, la chambre d'agriculture de la Manche s'est précipitée, aujourd'hui comme hier, pour signer, en pleine trêve des confiseurs, un protocole d'accord avec RTE, à propos de la construction de la ligne THT 400000 volts Cotentin Maine. Elle se félicite d'avoir obtenu des indemnisations supplémentaires pour les agriculteurs, un million d'euros titre la presse...
Il est remarquable - et sans surprise- que parmi les négociateurs a figuré Pascal FEREY, FDSEA,membre du Comité économique et social, désigné par le Pouvoir central, vice Président de l'association “Pro Flam” qui a réclamé l'EPR à grands cris.

Et pourtant, il est de notoriété publique que le chantier de l'EPR a au moins deux ans de retard et qu'il n'y avait donc aucune urgence à signer cette convention si ce n'est d'aider les pouvoirs publics et RTE à tenter de le rendre irréversible.
Pas moins de 6 recours devant le Conseil d'Etat ont d'ailleurs été engagés contre le décret d'autorisation de ce couloir de lignes

La spécificité de l'argumentation de celui du CRILAN réside surtout dans l'absence d'enquête publique et d'étude d'impact sur le tronçon Flamanville-ST Sébastien de Raids ( Centre Manche), autorisé depuis bientôt une trentaine d'années, sous le prétexte que le tracé est identique à celui qui exporte déjà l'électricité vers Caen (IFS-Tourbes) d'une part, et d'autre part, vers Rennes ( Domloup). Or, si on exporte l'électricité de l'EPR, l'intensité et les effets électromagnétiques de ces lignes seront renforcés. Et, depuis le début des années 80, sont apparues des constructions nouvelles : à Flamanville même, par exemple ,garage, habitations, un collège et une maison de retraite à sous ou à proximité des lignes.
Les négociations RTE/ chambre d'agriculture ont-elles aussi porté sur les pollutions et les nuisances des victimes de ce premier tronçon?
Mais le fric ne résout pas tout, et ne protège pas la santé de riverains, de mieux en mieux informés à propos des effets de la pollution électromagnétique.
La lutte continue : dès le 13 janvier, il sera nécessaire de soutenir les militants du GANVA convoqués devant le tribunal de RENNES à 16 heures, pour justifier de l'occupation de pylônes d'une ligne Très-Haute-Tension (THT) entre le 29 mai et le 1er juin 2007 dans le pays de Fougères (35).
Pour le CRILAN,
Didier ANGER

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