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Communiqué de presse unitaire - Défendons nos libertés !

publié le 04 avril 2016

Défendons nos libertés

Ces dernières semaines, des milliers de citoyens et de citoyennes sont descendus dans la rue pour manifester contre une loi qu'ils trouvent injuste et absurde. Ils manifestent contre la politique du gouvernement. Ces manifestations n'avaient rien d'illégal, ni de dangereux.

Non à la criminalisation du mouvement social et politique
Les violences policières contre les manifestants et plus particulièrement les jeunes qui s'opposent à la loi El Khomri de façon pacifique atteignent un niveau intolérable. Si c'est le cas au niveau national où par exemple à Lille on a vu la police charger à cheval, à Caen la répression atteint des sommets avec l'utilisation de la brigade cynophile contre des lycéens et de façon systématique de la brigade anti-criminalité qui a procédé à de nombreuses interpellations. En effet, lors des précédentes mobilisations de la jeunesse, ainsi que devant différents établissements scolaires, la police est intervenue de façon extrêmement violente contre des lycéen-nes et des étudiant-es.

L'université désargentée emploie des vigiles
La présidence de l'université qui argue de difficultés budgétaires pour pouvoir répondre aux besoins des étudiants et des personnels, trouve des moyens financiers pour recruter des vigiles afin d'entraver le droit de manifester des étudiants.
Des responsables politiques et syndicaux menacés
Plusieurs responsables politiques et syndicaux ont reçu des messages téléphoniques ou des courriers les menaçant de sanction s'ils appelaient à des manifestations. Ainsi, les responsables de l'intersyndicale de la manifestation du 31 mars ont été convoqués en préfecture afin de faire pression sur eux en cas de "débordements" et de potentiels "éléments perturbateurs". Deux organisations syndicales ont reçu un courrier en ce sens. Ces procédures sans précédent sont inacceptables.

Défendons collectivement nos libertés face à un gouvernement aux abois
Nous souhaitons lancer un grand mouvement pour que cessent ces violences injustifiées et injustifiables. Nous appelons à ce que les droits démocratiques des manifestant-es soient respectés. L'État d'Urgence ne justifie en rien les violences policières contre des manifestant-es pacifiques et désarmé-es. Après Malik Oussekine, combien faudra-t-il de disparitions tragiques comme celle de Rémi Fraisse, pour que les ordres donnés à la police invitent à la retenue ?

Toutes et tous ensemble, nous disons STOP aux violences policières.
C'est le gouvernement qui donne des ordres aux préfets. Il est donc responsable des violences policières. Il ne suffit pas de faire payer des lampistes après qu'une vidéo en témoignent sur les réseaux sociaux. Les violences policières sont indignes, injustifiées et antidémocratiques ! La force de notre nombre sera déterminante aussi nous appelons toutes les forces sociales et démocratiques à manifester leur opposition à ce recul des libertés élémentaires et dire non aux violences policières. Nous exigeons l'abandon de toutes les poursuites engagées contre les manifestants interpellés depuis le 9 mars dernier. Nous demandons aux autorités de ne pas se camoufler derrière l'état d'urgence pour réprimer et tenter d'interdire un mouvement légitime de citoyens qui refusent d'être les victimes d'une politique aux ordres du tout libéral.

Premiers signataires par ordre alphabétique :
Alternatiba – Ligue des droits de l'homme – Printemps ligueur – Isabelle Attard Députée citoyenne du Calvados – Comité régional de Normandie CGT – CGT Direccte – CGT de l'EPSM – UL CGT Hérouville Saint Clair – FSU – Solidaires Calvados – SUD Travail Affaires Sociales – UNEF – EELV – Ensemble ! – MRC – NPA Caen – Fédération du Calvados PCF – PG – Snasub-FSU

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