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Maintien de l'ordre ?

publié le 02 juin 2016

La LDH avait engagé une démarche auprès de la préfecture pour mettre en garde contre les risques de violence que pouvait produire une conception du maintien de l'ordre fondée sur une réduction du droit à manifester et des poursuites disproportionnées.

Nous avons été reçus, écoutés mais nous n'avons pas été entendus. Ce que nous craignions s'est produit avec le matraquage d'un manifestant à terre ce qui a contraint la procureure à saisir l'IGPN.

Déjà l'intervention inadaptée à la Direccte et la garde à vue d'une vingtaine de personnes, nous semble caractéristiques de l'arbitraire administratif. La multiplication des interpellations arbitraires, des placements en garde à vue sans véritable motif, d'atteintes à l'intimité et la vie privée des personnes interpellées (prélèvements d'ADN ) des notifications de rappel à la loi par des officiers de police judiciaire en dehors de tout contrôle judiciaire, et plus généralement des violations répétées des libertés publiques sont inadmissibles. La LDH se réserve le droit de donner les suites qui s'imposent à ces actions violentes qui réduisent les libertés publiques.

Ce d'autant plus que le Forum sur l'état d'urgence organisé à Caen par le Collectif de vigilance « nous ne céderons pas » a bien montré le lien entre la stratégie du maintien de l'ordre et « l'idéologie de l'état d'urgence » développée par la préfecture. Il en est ainsi de l'édiction arbitraire de lieux interdits de manifestation ou les mesures de maintien de l'ordre dites préventives, prises avant toute atteinte significative à l'ordre public.;

La LDH demande au préfet de mettre fin à une stratégie de maintien de « l'ordre », s'appuyant sur une vision restrictive des lois et des libertés constitutionnelles, qui ne peut être interprétée que comme une stratégie de la tension ne visant pas la pacification de l'espace public.


Caen le 2 juin 2016

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