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À Caen, face à la montée de l’extrême-droite, construisons la riposte antifasciste et antiraciste.
Communiqué unitaire : À Caen, face à la montée de l’extrême droite, construisons la riposte antifasciste et antiraciste :
Rassemblement antifasciste et antiraciste – Jeudi 30 avril 2026 à 18h – Départ du Phénix (Campus 1)
Les événements survenus à Caen le samedi 18 avril 2026 marquent un tournant préoccupant. À l’occasion du banquet du « Canon français », de nombreux débordements ont été signalés dans le centre-ville. Plusieurs dizaines de témoignages concordants, issus de client·es, de salarié·es d’établissements et d’habitant·es, font état de :
- saluts nazis réalisés en pleine rue ;
- insultes racistes explicites et filmés ;
- propos antisémites, racistes, sexistes et homophobes ;
- comportements violents et menaçants, notamment des menaces visant des personnes perçues comme racisées ;
- recherches ciblées de personnes LGBTQIA+ ;
- une ambiance générale d’intimidation et d’impunité.
Ces faits, dont certains sont appuyés par des images diffusées publiquement, ne peuvent être minimisés. Ils ont profondément marqué les personnes présentes et les travailleur·euses du secteur, contraignant certains établissements à fermer ou à refuser du public pour garantir la sécurité.
Ces violences ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de structuration et de banalisation de l’extrême droite, y compris à Caen, où ses réseaux cherchent à s’implanter, à recruter et à occuper l’espace public. En Février l’Assemblée Nationale observait une minute de silence en l’hommage d’un militant néofasciste, proche du groupuscule identitaire et royaliste Action française. Pour rappel ce groupuscule profondément raciste est fondé lors de l’affaire Dreyfus est sera très largement influencé par l’antisémite Charles Maurras.
Dans le même temps, les politiques nationales renforcent ce climat.
L’annonce par le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, de la généralisation des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires (2 895 €/ an en licence, 3 941 €/ an en master) constitue une attaque majeure contre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Après la suppression d’accès aux APL rendue possible par la compromission du Parti « Socialiste », cette mesure aggrave la possibilité d’accès à l’université pour les étudiant·es étranger·es et organise de fait une sé ;lection par l’argent et par la nationalité.
Partout où ces politiques ont été mises en place, leurs effets sont connus : désinscriptions, abandons d’études, exclusions. Elles participent d’une logique de tri social et raciste, qui rejoint les obsessions historiques de l’extrême droite.
Nous refusons cette situation.
Nous refusons que des groupes d’extrême droite puissent intimider, agresser et diffuser leurs idées en toute impunité dans nos rues. Il y a quelques jours nous avons encore assisté à un acte terroriste dont l’auteur lui-même a revendiqué le caractère raciste. Sorti armé d’un fusil de chasse, celui-ci s’est livré à une « chasse aux enfants de couleur » en plein jour, tirant sur l’un d’entre eux. Le caractèr e raciste de l’acte n’a pas été reconnu et l’homme a été remis en liberté avec une simple convocation judiciaire.
Nous refusons que des politiques publiques institutionnalisent des discriminations et approuvent le pacte raciste. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté le deux poids deux mesures qui est entretenu par les institutions de la République.
Face à cette double offensive, nous affirmons la nécessité d’une réponse collective, unitaire et déterminée.
Associations, organisations syndicales, collectifs, organisations politiques, étudiant·es, enseignant·es, habitant·es : nous appelons à construire un front antifasciste et antiracistelarge à Caen.
Ce rassemblement a vocation à se prolonger en manifestation.
Nous y porterons des exigences claires :
- aucune tolérance pour les violences et démonstrations fascistes dans l’espace public ;
- la lutte contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, de sexisme et de LGBTIphobies ;
- la défense d’une université publique, gratuite et ouverte à toutes et tous, sans distinction de nationalité ;
- la solidarité avec toutes les personnes visées par ces attaques.
- aucune place pour les alliés du gouvernement qui se couchent face à sa déferlante raciste et autoritaire
À Caen comme ailleurs, nous ne laisserons pas la peur s’installer.
Pas de fascistes dans nos rues.
Pas de racisme dans nos facs, ni ailleurs.
30 avril – 18h00 – 19h30

